LORSQU'ON S'EN PREND A LA LIBERTE D'EXPRESSION D'UN INDIVIDU OU D'UN GROUPE DE GENS, C'EST UN ATTENTAT A LA LIBERTE D'EXPRESSION DE TOUT LE PEUPLE QU'ON S'EN PRENNE. L'ARBITRAIRE, SOUS TOUTES SES FORMES, NE DOIT EXISTER DANS UNE HAITI VRAIMENT DEMOCRATIQUE, INDEPENDANTE ET LIBRE.
dimanche 29 mai 2022
Noticias Al Punto con Jorge Ramos...
EUFA : La Règle du Bout Gòl !
vendredi 27 mai 2022
Tampa Bay : The K-9 Motorcycle Club...
mardi 24 mai 2022
lundi 23 mai 2022
Raymond Mashann Fresco...
mercredi 18 mai 2022
mardi 17 mai 2022
lundi 16 mai 2022
Bataille de Savannah ?...
Par le passé, nous avons publié un article sur la bataille de Savannah. Voyons, de janvier 2018 jusqu'aujourd'hui, cela fait 52 mois.
Pour dégager la vérité du mensonge, nous voulons rectifier certains faits. Nous ne sommes pas de ceux qui applaudissent sans vérifier, au préalable ce que l'histoire a retenue sur cette bataille.
Au moment de la guerre révolutionnaire américaine le siège de Savannah, du 23 septembre à octobre 1779, n'avait pas réussi à repousser les troupes britanniques de ce lieu. Mais, nous voulons qu'on retienne la date.
Le chef de l'expédition est un français membre de la noblesse. Il s'appelle le Comte d'Estaing. Ce dernier prit avec lui un régiment de chasseurs, nouveaux libres de Saint-Domingue. On doit retenir qu'à cette époque Saint-Domingue était La France.
Henri Christophe, douze-ans d'âge, était le petit tambour de ce régiment de chasseurs. (Il n'avait pas l'âge militaire)
Henri Christophe, Jean-Pierre Boyer, Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Alexandre Pétion, André Rigaud, étaient de quel âge en 1779 ?
Boyer 1776 - 1779, trois-ans. (improbable)
Toussaint 1743 - 1779, trente-six ans. (âge militaire, probable)
Pétion 1770 - 1779, neuf-ans. (improbable)
Dessalines 1758 - 1779, vint-et-un ans. (âge militaire, probable)
La vérité est dure, mais c'est la vérité. Veritas
Tandis que:
Le mensonge n'est jamais innocent... Albert Camus
dimanche 15 mai 2022
When Dr. Henry Kissinger speaks, the world listens...
Machiavélique Assassinat du Général Delva...
" Il y avait environ trois ans qu'on édifiait la maison du président à Volant-Le-Tort, d'après le plan qu'il en avait tracé lui-même, pour faire de cette belle propriété si avantageusement placée, un lieu de plaisance, un palais où il irait se délasser de l'exercice du pouvoir, en donnant à ses concitoyens l'exemple d'un agriculteur dirigeant son domaine.
"Joignant l'agréable à l'utile, Pétion s'était plu à embellir ce séjour par des constructions appropriées au site élevé où il fonda et à la demeure d'un chef d'Etat. On voyait dans le principal salon de cet édifice, écrits en lettres d'or, les noms glorieux d'Ogé, Chavanne, Pinchinat, Bauvais, Lambert, Rigaud, Toussaint Louverture, Villatte, tous issus de la race africaine et figurant avec honneur dans notre histoire nationale, à côté de ceux d'Européens qui se sont illustrés par leurs oeuvres et par leurs sentiments en faveur de cette race: Ferrand de Baudière, Raynal, H. Grégoire, Wilberforce.
"Ce salon était encore orné des portraits de quatre grands capitaines de l'antiquité: Thémistocle, Alexandre, Annibal et César.
"En inscrivant ainsi, dans sa demeure de prédilection les noms de nos premiers révolutionnaires pour suppléer au manque regrettable de leurs images, et les plaçant à côté de celles de ces grands hommes, Pétion recommandait leur mémoire à la vénération de notre postérité; et lui-même, par ce seul trait d'un esprit élevé, appréciateur du mérite, y eut acquis aussi des droits, si sa noble carrière ne lui en assurait pas de plus légitimes.
"L'achèvement de cette maison lui fournit encore une occasion de manifester ses sentiments; il résolut de l'inaugurer par une brillante fête, en retour de celle qu'il avait récemment reçue des habitants de sa ville natale, et elle fut fixée à la veille de Noël.
"Les fonctionnaires civils et militaires, les commerçants nationaux et étrangers, enfin, les citoyens de toutes les classes et leurs familles y furent invités. Tous ces hôtes étaient réunis dans la soirée du 24 décembre: accueillis avec affabilité par le Président de la République, ils assistèrent à un banquet qui fut suivi d'un bal.
"Mais pendant que cette société choisie se livrait aux plaisirs d'un tel divertissement, il se passait au Port-au-Prince un de ces faits qui inspirent toujours de l'horreur à tout coeur sensible et honnête. Nous voulons parler du déplorable assassinat du général Delva dans la prison de cette ville.
"Condamné depuis 1811 à cinq années de détention, il habitait l'une des chambres de cette prison, dans la partie appelée le civil. Mais, le 24 décembre, à peine la nuit fut close, le geôlier, d'après l'ordre qu'il aura sans doute reçu à ce sujet, fit passer le général Delva aux cachots, où il lui fut mis des fers aux pieds.
"Comme de coutume, sa femme étant allée dans la prison, le geôlier ne lui permit pas de le voir. Elle s'en émut, en apprenant surtout qu'il était dans un cachot et aux fers. Son premier mouvement fut de se rendre immédiatement auprès de Pétion et de l'instruire de cet acte de rigueur. Elle franchit, à pied, la distance qui sépare la ville de Volant, afin de ne pas perdre une minute. Arrivée là, elle vit aussitôt le président qui manifesta un grand mécontentement de ce qu'elle lui apprit. Pétion écrivit lui-même un ordre au geôlier pour rétablir le général Delva, libre et sans fers, dans sa chambre habituelle.
"Une quinzaine de jours auparavant, pareille rigueur avait eu lieu: le président se trouvait alors en ville. Sur la plainte de cette femme, il avait envoyé avec elle un officier de garde au palais, pour ordonner de retirer ce général des cachots et de le remettre au civil: ce qui se fit en présence de l'officier.
"On doit présumer que le président s'enquit du fait de l'autorité par laquelle il avait été prescrit, à son insu. Lorsque la femme de Delva lui apprit la même chose à Volant, il s'écria tout d'abord: "Ou est Boyer? Appelez-le!" et il écrivit l'ordre afin qu'elle put retourner de suite en ville. On ignore ce que Pétion fit après son départ. Déjà, malheureusement, il n'était plus temps; car, lorsque cette infortunée fut rendue à la prison, après dix-heures, le crime était consommé."
"A cette époque, on a dit que trois ou quatre hommes, dont l'un était vêtu en uniforme de chasseur à cheval de la garde du gouvernement, s'étaient présentés à la prison; que le chasseur avait exhibé au geôlier un ordre, écrit sur un titre de lettre du président et portant sa signature contrefaite, pour qu'il mit à mort le général Delva; que le geôlier y déféra, avec d'autant plus de croyance dans la véracité de cet ordre, que ce général avait été préalablement mis aux fers; que la porte du cachot ayant été ouverte par lui, en présence de l'officier et des soldats de la garde à la prison, le chasseur vit le général Delva qui lisait, ayant une bougie allumée à côté de lui, et qu'il le tua en déchargeant successivement sur lui deux pistolets dont il était armé.
"Lorsque la femme de Delva revint de Volant, le geôlier ne voulut point la laisser entrer dans la prison, parce que déjà, disait-il, la porte en était fermée, au terme du règlement de ce lieu. Elle passa par-dessous cette porte l'ordre que le président avait écrit, et le geôlier lui dit de revenir le lendemain matin. Le fait est, que cet ordre était désormais sans objet, à cause de la perpétration de l'assassinat."
Étude sur l'Histoire d'Haïti, Tome 2 : Un livre d'utilité publique.
samedi 14 mai 2022
Mathieu Mashann Boutèy...
Gen yon jan de moun kap ashte bagay nou toujou wè nan lari. Jodi-a mewn ta renmen palen de yonn ladan yo, se jan de moun yo konn rele Mashann Boutèy.
Bon, yon mashann boutèy konn vann plis bagay ke boutèy. Yon moun kap vann boutèy ashte epi l vann ansyen papye jounal tou. Gendefwa li vann bwat lèt ak galon lwil, sak siman vid.
Gen ladan yo ki soti an pwovens, ki fèk vinn ret Pòtoprens pou amelyore lavi yo.
Mathieu se moun Brache, yon lokalite ki tou pre ak vil Léogâne. Mathieu se twazyèm pitit manman l ak papa l, ki genyen senk timoun. Papa misye te yon ansyen Mashann Boutèy, paske misye te wè ke jan de travay sayo te trèzenteresan an deyò kote l tap viv.
Papa Mathieu te debake nan vil Pòtoprens an 1937. Lè sa-a Mathieu limenm tegen senk-an. Depi lè sa-a, papa Mathieu, jis papa l mouri an 1950, apre jou fèt Twa Rwa ak sezon rara nan Léogâne, Mathieu tekonn retounen vinn pran yon ti repo nan kanton-an, yonn oubyen defwa shak ane. Mathieu toujou ret an kontak ak fanmi l. Li ede yo jan l kapab.
Lè Mathieu rive nan laj kenz-an, papa misye te deside, pran swen madanm ak tout senk timoun yo te twòp pou yon moun pòv tankou l.
Papa Mathieu pran misye epi lage l kay yonn nan kliyan l yo, kite toujou ap mande l si li kapab jwenn yon ti gason pou edel. Li di ke lap pran bonjan swen de timoun nan, epi lap voyel lekòl.
Men lè yo te voye Mathieu lekòl, misye pat janm prete atansyon ak tout sa pwofesè yo tap di. Sa sèlman kite nan tèt li se al travay, fè kòb.
Lè Mathieu te rive gen diset-an daj, lite toujou ret yon timoun kigen anpil politès ak entèlijans. Detanzantan, yo konn ajoute sou lajan lap toushe. Men olye pou moun yo te adopte l, yo rive te met Mathieu deyò poutèt yon ti men-naj misye te genyen ki tap kenbe l kout anpil, ki pat bay Mathieu tan pou okipel de travay li nan kay la.
De-jou an-jou bagay yo ap vinn pirèd. Se menm tifi sa-a pita, kite vinn ansent epi l fè yon ti gason pou Mathieu.
Lè Mathieu wè anpil tan ap pase, li paka jwen yon lòt dyòb, Mathieu deside travay ak tèt li pito. Mathieu te kòmanse nan fè Bèf Shenn, lè l wè li pagen shans nan metye a, li eseye fè Shan-y, paske se li kite konn netwaye soulye bòs li. Men anpil konpetisyon nan metye Shan-y fè Mathieu kite sa.
Lè lavi-a te kòmanse ap brase bil Mathieu, li vinn deside pratike metye papa l, yon ansyen Mashann Boutèy. Depi lè sa-a Mathieu ap mashe monte desann toupatou nan vil Pòtoprens ak yon gwo panye sou tèt li. Nan panye a li pote tout sa l ashte pou revann.
Lè Mathieu sou wout ap travay, pou l sa fè tout moun konnen se Mashann Boutèy-la kap pase ou kapab tande l rele : Boutèy, m ashte ! Mamit, papye jounal, fèblan, m ashte !
An prensip, lè panye a finn ranpli, Mashann Boutèy la vann tout sa l ashte ak fanm kap vann papye anbalaj nan mashe, oubyen ak nenpòt moun ki bezwen.
Mathieu gen venn-katran depi se sa lapfè kòm metye, li gen kliyantèl pa l espesyalman pou l vann tout bagay li ashte. Mathieu vann moun sayo tout sa l genyen li pap janm al vann lòt moun, kèlke swa pri yo ta ofri l.
Gendefwa si yon kliyan pagen ase lajan pou ashte, Mathieu konn vann li mashandiz la a-kredi oubyen likonn tann jistan moun nan pare pou ashte.
Mathieu ap viv nan yon sèl pyès kay li lwe pou si-dola pa mwa, li pagen madanm. Mathieu gen yon sèl pitit gason lite fè ak ti demwazèl nou te pale piwo-a.
Abitid Mathieu se al nan mès katrè, al parye sou kòk batay nan gagè ak jwe tout lòt jwèt aza kote l kapab genyen oubyen pèdi lajan. Mathieu konn patisipe shak ane nan sezon kanavalès ak rara nan kanton kote l te fèt. Misye renmen bwè ti gwòg li tou pou amize l.
Semèn pase-a mwen mande Mathieu kilè l ap marye ? Misye derefize, li di non. Paske li pa wè kijan l pwal fè vinn rish nan peyi d Ayiti, epi se yon fanm kite lakòz kòmansman dekadans li. Mathieu di li pap janm fè gwo enprudans (al fè bagay ak fanm san met shapo) sa-a ankò, jis li vinn rive nan fè timoun, fwa sa-a lap pran san l, maryaj paka nan lide l.
Traduction et Adaptation, Weiner Marthone

