
Les auteurs Haïtiens ont des antécédents glorieux. Vous n'avez qu'à consulter les anciens journaux pour mieux apprécier cette assertion...
Tiens, tiens... pourquoi tout ce vacarme ? L'écriture, de quelque plume elle sorte, n'est-elle pas utile à l'instruction et l'édification de tous ?
Certains romanciers qui, hier, agonisaient dans l'ombre se voyant soudainement apprécié du public, ont surtout le mérite d'avoir réussi à faire bouger cette langue française, considérée jusqu'ici, comme morte et enterrée dans les entrailles de la terre, sans discours ni cérémonie religieuse. Les romanciers contemporains l'ont ressuscitées et mis en exergue; c'est bien de cela qu'il fallait se réjouir et célébrer...
Peu importe la médiocrité du style, Molière s'en plairait que Tartuffe et Arpagon dans l'Avare continuèrent à être des sujets de discussion dans les salles de classe, plus d'un siècle après leur première publication.
En tout cas, j'ose espérer qu'on en parlerait plus tôt des romanciers contemporains en dépit des critiques acerbes venant de la tourbe incorrigible. On aurait dit des nostalgiques du bon vieux temps de l'époque coloniale ?
L'atavisme est donc vivant !
Sam LeChiot pour eMagazine



