Air: Femmes, voulez-vous éprouver.
Grand Dieu ! quand verrons-nous la fin
De ces productions vénales,
Dignes de mépris, de dédain,
Par leurs restrictions mentales ?
Grande et sublime Vérité !
C'est toi que j'invoque et j'implore;
Frappe, détruis l'iniquité
De ces imposteurs que j'abhorre. (Bis).
Pour mettre un terme à nos malheurs,
Hâtons-nous, le temps est propice;
Foulons aux pieds les vains honneurs,
Mais faisons planer la justice.
Qu'ensuite les bons citoyens
Aient pour toujours la préférence,
Sur tous ces diseurs de riens,
Maudite et exécrable vengeance ! (Bis).
De leurs vices contagieux,
Extirpons jusqu'à la racine;
Mettons au grand jour l'odieux
De leur détestable doctrine.
Démontrons qu'à tous les états
Elle est encore plus funeste
Que les effroyables dégats
De la famine et de la peste. (Bis).
Ame féroce, âme d'airain,
Toi qui, dans ta fureur avide,
Ne rève qu'à l'infâme gain,
Vois, écoute; tremble, perfide !...
A l'aspect du peuple en courroux;
Préviens les cris de sa vengeance;
Palis, fuis, évite ses coups;
Délivrez-nous de ta présence. (Bis).
Pour vivre libre avec honneur,
C'est peu de fuir la tyrannie;
C'est peu de bannir un flatteur,
Couvert d'opprobre et d'infâmie.
Il faut de l'abus du pouvoir,
Abhorrer, sapper l'arbitraire;
Il faut écraser l'encensoir
Sur la tête du mercenaire... (Bis).
Félix DARFOUR.
8 mars 1819.
Sam LeChiot pour eMagazine
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