jeudi 1 janvier 2026

Bienvenue 2026 !...

 Ne voulant point répéter les souhaits teintés d'hypocrisie, nous avions décidé d'en faire différemment cette nouvelle année. 

De loin, nous imaginons les réveillons de décembre se feront partout dans le noir. 

Comment un citoyen pourra-t-il célébrer l'Indépendance d'un pays sans économie, sans hôpitaux, et sans maisons pour s'habriter?  

Nous constatons, le citoyen haitien a été appauvri en 2025. L'Etat qui lui devait la protection de ses biens et de sa personne et faciliter son bien-être, sa fortune, lui a laissé périr par milliers comme des bêtes nuisibles qu'on écrase de coups.

En dépit des multiples progrès dans le Nord, de l'arrosage des terres arabes, le nouvel essor de l'agriculture dans cette région fertile du pays, une voile sombre s'érige. La détention illégale du Pasteur Moise, l'un des pionniers que les durs ont jeté dans un cachot pour le déranger dans ses travaux. 

Est-ce la nouvelle façon d'attirer les investissements?

En cette nouvelle année, Port-au-Prince, ma ville natale, est en lambeaux. Pourtant, à les entendre, tous se souviennent du moment dont ils étaient venu voir la capitale pour la première fois. Elle était pimpante de fontaines lumineuses, de fleurs, de musiques classiques, un essaim d'oiseaux survolaient l'espace du Champ-de-Mars...

Le laisser-aller a détruit tout ce qui était beau à la vue. C'est ce qui nous mène au souhait de l'année 2026. Nous souhaitons pour qu'en Haiti le gout du beau et du sublime soient à l'ordre du jour.

Erick Zimane pour eMagazine